Se former à l’hypnose médicale. Actu-Soins 10 Fevrier 2012

Actu SoinsL’hypnose a le vent en poupe. Soins palliatifs, prise en charge de la douleur et de l’anxiété : nombreuses sont les possibilités de mise en pratique de cette méthode de plus en plus utilisée et plébiscitée, y compris dans le monde du soin. Les formations sont nombreuses, mais pas toutes accessibles.

Pas de reconnaissance universitaire pour les infirmières formées

A Paris, alors que les médecins, chirurgiens dentistes, psychologues ou sages-femmes peuvent se former en hypnose par l’intermédiaire d’un Diplôme Universitaire, les  infirmiers et infirmières n’ont pas cette possibilité.

Seule solution : passer par un organisme privé. Si les formations, longues et spécialisantes, sont généralement prises en charge par l’employeur, la reconnaissance, elle, n’est pas forcément au rendez-vous. « Le problème, c’est qu’il y a des infirmières qui veulent apprendre l’hypnose pour devenir psychothérapeutes, et non pour la pratiquer dans le cadre du soin. Une infirmière qui se forme à l’hypnose doit la mettre en application uniquement dans son service », explique le Dr Benhaiem, responsable du Diplôme universitaire d’hypnose médicale de l’AFEHM.

Le Dr Becchio, responsable du D.U hypnose clinique, lui, est moins radical et souhaite élargir l’accès du D.U à davantage de professionnels de santé. En parallèle de leurs D.U, ces deux médecins proposent des formations spécifiques pour les paramédicaux.

Les écoles et formations

Les formations pour les infirmières relèvent en général de l’hypnoanalgésie. Aucune formation n’est agréée par l’Etat. « l’hypnose n’est ni légiférée, ni réglementée. En conséquence, il n’existe pas de procédure d’agrément d’école d’hypnose ni d’école agréée  », rappelle-t-on au ministère de la santé.

Cependant, quelques écoles sont « reconnues » par l’AP-HP ou par d’ autres Centres Hospitaliers Universitaires. Ces structures proposent en général des formations courtes, qui se déroulent   au sein même des services, et des formations plus longues – il faut compter 1 à 2 ans d’enseignement à raison d’une semaine par semestre - qui se font dans les structures privées.

Les unités de soin sont de plus en plus intéressées par ce type de compétence. « Dans le service de soins palliatifs dans lequel je travaille, toutes les infirmières ont été formées, c’est un choix que nous ne regrettons pas » explique le Dr Jean Becchio .

Car les indications de l’hypnose sont de plus en plus nombreuses : douleur, dysfonctionnement somatique, pédiatrie, gestion de l’anxiété ou encore obstétrique et anesthésie, sont les secteurs où l’hypnose est en général utilisée. Le programme d’un enseignement classique se compose d’ateliers pratiques sur les techniques d’induction, de contenus théoriques principalement axés sur l’antalgie.

Avant toute inscription dans une école d’hypnose, il est recommandé de consulter la liste des organismes agréés par la Confédération Francophone d’Hypnose et de Thérapies Brèves, qui garantit la valeur médicale de cette spécialisation.

Source: Actusoins - Malika Surbled